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FAQ Coronavirus, pour les parents dont l’enfant est en situation de handicap

17 mars 2020 Actualité

Nombreuses sont les questions que l’on se pose pendant cette épidémie de COVID-19, encore plus quand on est un parent aidant. Handissimo essaye de recenser en temps réel les réponses à toutes vos questions, dans cette Foire aux questions (FAQ).

N’hésitez pas à nous envoyer au fur et à mesure vos questions, à l’adresse email contact@handissimo.fr, ou sur notre page Facebook

 

Mise à jour le 26 mars à 10:00

Sources : communiqués du ministère et des ARS, , site https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/espace-handicap , FAQ  et communiqués de presse du secrétariat d’Etat etauprès du Premier Ministre chargé des personnes handicapées, informations de la Fondation OVE que nous remercions, et de nos partenaires.

 

A DOMICILE AVEC MON PROCHE / MON ENFANT

  • Qui peut m’aider à garder mon enfant ou à m’occuper de mon proche à domicile ?

Evidemment comme on cherche à limiter les contacts, l’idée est de faire appel au minimum de personnes… Mais si la situation est trop lourde, pas mal de monde peut être mobilisé car  « Se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour aider les personnes vulnérables  » font partie des motifs de déplacement dérogatoires à condition de respecter les gestes barrières.

1) les professionnels de l’établissement habituel : il n’y en a pas assez pour intervenir chez tout le monde, et ce serait dangereux, mais si votre situation est prioritaire, cela peut se mettre en place. Pour cela il faut bien rester en contact avec eux et les appeler.

2) Des services à domicile, voir ci-dessus

3) Une nounou à domicile, gardez la vôtre si possible

4) Vos proches : ils ont le droit de vous aider (voir plus haut) s’ils le veulent et si ça peut éviter des situations graves. Par exemple n’hésitez pas à les solliciter pour que l’un d’eux viennent vous aider. Ils peuvent notamment faire les courses pour vous ou garder la personne pendant que vous sortez un moment faire les courses ou un tour du paté de maison sans entrer en contact avec d’autres personnes.

 

  • J’ai fait une demande de PCH à domicile pour avoir de l’aide au quotidien pour m’occuper de mon proche mais les demandes sont trop nombreuses

Tout d’abord, des procédures courtes (c’est à dire des démarches simplifiées) sont en train d’être mises en place pour répondre aux besoins administratifs plus rapidement.
Ensuite, si votre proche était en établissement, l’équipe de l’établissement doit organiser un service de soutien à domicile, peut-être peut-il suffire ? A voir avec eux.

Enfin, le défi pour vous va être de trouver un service à domicile. Eux aussi rencontrent des problèmes d’organisation, des effectifs manquants, du télétravail… Certains d’entre eux se réorganisent pour pouvoir aider un maximum de personnes, sans laisser personne sans solution. Ce que l’on va vous proposer sera peut-être différent de l’ordinaire.

 

  • Je suis parent d’un enfant handicapé, je ne peux plus travailler car je dois m’en occuper à domicile, comment vais-je être indemnisé?

Les indemnités journalières sont prévues pour tous les salariés parents d’enfants handicapé sans limite d’âge contraints de garder leur enfant à domicile. C’est l’employeur qui fait les démarches, il faut le contacter. L’indemnisation est enclenchée à partir de la déclaration qu’il fera. Vous percevrez les indemnités journalières et, le cas échéant, le complément de salaire de votre employeur dès le 1er jour d’arrêt, sans application du délai de carence.

 

  • Est-il possible de faire 15 jours un parent, 15 jours l’autre parent à supposer que la situation dure plusieurs semaines ?

Oui. Il est possible de fractionner l’arrêt ou de le partager entre les deux parents sur la durée de fermeture de l’établissement. Un seul parent à la fois peut se voir délivrer un arrêt de travail. La durée totale prise par les deux parents ne peut pas dépasser la durée totale de fermeture des établissements. Vous pouvez retrouver ces informations sur le site ameli.fr

  • Un membre du foyer a une consultation médicale de prévue. Est-il possible d’y aller ?

Si la consultation n’est pas urgente, il est préférable de la reporter. Si elle l’est, vous pouvez vous y rendre, n’oubliez pas d’avoir sur vous l’attestation de déplacement dérogatoire. L’hôpital vous contactera sûrement pour définir avec vous l’urgence ou non de la consultation.

  • Quel lien doit-on avoir avec l’école de mon enfant ?

Les enseignants doivent maintenir un lien et un suivi avec la famille et l’enfant. pour les enfants qui ont une AESH, il est possible qu’elel puisse être en lien avec l’enfant et sa famille part téléphone ou messagerie électronique. Les équipes éducatives et de suivi peuvent être maintenues en visio ou audio conférence.

  • Mon enfant n’a pas accès aux ressources pédagogiques, comment faire ?

S’il n’y a pas d’accès internet ou que le support n’est pas lisible pour un enfant en situation de handicap, les documents peuvent être diffusées en format papier dans les coditions mentionnées par le directeur d’établissement

  • Mon enfant a d’habitudes des rdv avec des personnels de santé à l’école, comment cela se passe pendant le confinement ?

S’il s’agit de rendez-vous avec un service médico-social ou des professionnels libéraux, il faut que les aidants les contactent pour définir le lieu et l’horaire de consultation.

  • Est-ce possible  de rejoindre un logement car celui où je suis est trop petit pour mon enfant et moi ?

C’est possible et cela rentre dans plusieurs cas proposés par l’attestation de déplacement dérogatoire (motif médical, motif familial impérieux ou assistance à des personnes vulnérables) qu’il faut compléter par un document attestant de la situation de handicap.

LIEN AVEC l’ETABLISSEMENT MEDICO-SOCIAL

  • Mon enfant fréquentait un établissement ou un service, tout a été réorganisé très rapidement, que va t’il se passer ensuite ?

La réorganisation a eu lieu très rapidement pour mettre à l’abri les personnes et éviter la propagation du virus. Les établissements et les autorités sont en train de recenser les besoins de professionnels pour toutes les structures d’un territoire. Les structures qui continuent à accueillir des personnes handicapées

Mercredi 18 mars au plus tard, votre enfant devrait se trouver dans l’un des cas de figure suivants:

-soit il est avec vous à votre domicile. L’équipe de professionnels est en train de se réorganiser et tous les besoins sont recensés. Il leur est demandé de poursuivre les accompagnements, même sans accueil physique. Au minimum par téléphone, et en se déplaçant si la situation l’exige. Il faut garder le contact avec eux et exprimer vos besoins, qui peuvent avoir changé depuis lundi, et qui évolueront. Pour résumer : ce n’est pas parce que votre proche est à domicile que l’établissement est « fermé ». Les professionnels sont disponibles pour les personnes vulnérables en fonction des besoins prioritaires.

-soit il est dans son établissement : vous ne pouvez plus lui rendre visite sauf exception du médecin. Avec les professionnels, il faut trouver comment maintenir le lien à distance selon la situation.

  • Habituellement, un bénévole vient visiter mon fils/ma fille dans sa structure d’hébergement. Ses visites vont-elles se poursuivre ?

Toutes les visites extérieures sont suspendues, à l’exception des visites des intervenants médicaux et paramédicaux extérieurs indispensables.

 

  • Pourquoi y a t’il un manque de personnel sur certains  établissements alors que la garde de leurs enfants est prévue ?

Les professionnels du médico-social bénéficient aussi du service de garde prioritaire mis en place pour les enfants des soignants. Ils vont bénéficier d’une habilitation pour se déplacer à leur travail ou auprès des personnes. Le manque de personnel est du à plusieurs raisons : 1) parfois le service de garde d’enfant n’a pas fonctionné dès le premier jour 2) les procédures d’éloignement par précaution (mise en quatorzaine) sont prises aussi pour ces professionnels : s’ils ont été en contact avec un cas ou s’il y a une suspicion, par précaution le médecin leur dira de rester chez eux. 3) les établissements qui restent ouverts fonctionnent en internat : il faudra trouver davantage de professionnels pour les week-end 4) de manière générale vous savez qu’il y a une pénurie de certains professionnels : infirmières, aide-soignants, AMP…

Par conséquent les associations vont pouvoir réorganiser leurs effectifs pour faire face aux priorités, comme pour les hopitaux finalement.

 

  • On parle d’un numéro d’astreinte téléphonique pour les parents et les personnes handicapées à domicile, ça va servir à quoi ?

Aujourd’hui vous êtes en lien directement avec le responsable de l’établissement ou de l’unité de votre enfant, qui vous connait et connait votre proche. Parfois les associations ont mis en place un numéro par établissement, qui renvoie vers les portables d’astreinte. Ce lien avec l’établissement doit être maintenu.

Un peu plus tard, il se peut que certaines choses soient organisées entre plusieurs établissements voire même plusieurs associations, par exemple la mise en place de structures d’accueil temporaire pour les personnes qui ne peuvent plus tenir à domicile. Un numéro de téléphone sera organisé pour pouvoir réorienter les familles. On vous tient au courant.

 

  • Comment joindre l’établissement et le service médico-social qui accompagnent habituellement mon enfant ?

Chaque direction d’établissement met en place un numéro d’astreinte qu’ils doivent vous communiquer. Ils peuvent décider de le mettre en plusieurs étapes, s’ils ne vous l’ont pas encore communiqué, nous vous conseillons de les contacter au numéro habituel.

 

  • Des solutions d’accueil provisoire vont-elles être mises en place pour les personnes en situation de handicap ?

Actuellement, les ARS organisent en lien avec les organismes gestionnaires, l’identification de différentes structures d’accueil qui devront rester ouvertes (ou qui vont réouvrir) sur le territoire. Elles pourront accueillir en urgence les personnes en situation de handicap :

– dont l’accompagnement ne peut plus être assuré par les services habituels

– ou dont le proche aidant est hospitalisé ou fragilisé.

– ou malades et sans solution adaptée

Evidemment tout le monde ne sera pas mis dans le même établissement, ce seront de petites structures, par type de public, et il y en aura assez peu. Il faut garder le lien avec l’établissement habituel pour les tenir informés de votre situation et essayer d’anticiper les urgences….

Il ne s’agira pas à proprement parler d’accueil temporaire car les personnes qui iront dans ces structures ne pourront pas en ressortir « quand elles veulent » mais seulement à la fin de l’épisode que nous rencontrons.

Un numéro d’astreinte va être mis en place pour cela, en attendant, voir avec votre établissement habituel.

•  Les établissements sociaux et médico-sociaux peuvent déroger à leur fonctionnement pour faire face à la crise , ils peuvent accueillir au-delà de leur capacité dans la limite de 20% et au-delà de leur zone d’intervention  (SSIAD)

•  Les adultes peuvent accueillir des adolescents de 16 ans et plus

•  La limite de 90 jours pour l’hébergement temporaire est supprimée

  • Pour combien de temps mon proche est-il confiné en structure médico-social avec hébergement ?

A ce jour, la durée de confinement annoncée le 16 mars est de 15 jours renouvelable.

 

  • Est-ce que les nouvelles admissions en structure médico-sociales sont suspendues pendant le confinement ?

Il ne peut pas y avoir de nouvelles admissions en externat, par contre il est possible d’être admis en internat s’il s’agit d’une admission d’urgence, ou d’un retour après hospitalisation d’un résident.

 

JE SUIS EMPLOYEUR A DOMICILE

  • La personne que j’emploie à domicile (aide, nounou, …) ne peut plus venir travailler car elle s’occupe de ses enfants, quelles démarches dois-je faire ? 

Vous êtes particulier employeur de personnes à domicile, votre situation n’est pas la même que pour les parents qui passent par une entreprise ou une association. Dans ce deuxième cas, la garde de leurs enfants est prévue, si elles s’occupent de personnes vulnérables.

Si votre salarié.e ne peut plus venir car il/elle doit garder ses propres enfants :

– sa prise en charge est prévue par l’assurance maladie, elle sera en arrêt de travail indemnisé.

-votre salarié.e doit vous fournir une attestation de garde d’enfant

-vous devez ensuite déclarer son arrêt sur le site https://declare.ameli.fr/ , elle touchera les indemnités journalières, et vous devrez payer le complément employeur habituel si vous en avez l’habitude.

 

Source : https://travail-emploi.gouv.fr/actualites/l-actualite-du-ministere/article/coronavirus-questions-reponses-pour-les-entreprises-et-les-salaries (section employeur – Question 25)

 

  • La personne que j’emploie à domicile ne veut plus venir par prudence, ou je ne souhaite plus qu’elle vienne par prudence. Quelles démarches dois-je faire ?

 

1) Votre salarié.e ne veut plus venir : c’est compréhensible au vu de la situation actuelle. Mais dans ce cas, vous n’avez plus à maintenir son salaire (source : https://particulier-employeur.fr/coronavirus-faq/ ). A moins qu’elle ne dispose d’un arrêt de travail par un médecin, auquel cas, il faut faire comme un arrêt habituel.

2) Vous ne souhaitez plus qu’il/elle vienne : vous pouvez l’en dispenser. Le site https://particulier-employeur.fr/coronavirus-faq/ conseille toutefois de maintenir son salaire, mais l’information quant à l’indemnisation n’est pas encore confirmée (au 18 mars 2020)

 N’hésitez pas à aller voir les mises à jour sur le site particulier-employeur.fr qui veille sur ce sujet

 

DIVERS

  • Dois-je porter un masque ?

Le port du masque chirurgical n’est pas recommandé sans présence de symptômes. Le masque n’est pas la bonne réponse pour le grand public car il ne peut être porté en permanence et surtout n’a pas d’indication sans contact rapproché et prolongé avec un malade.

 

  • Je me sens mal dans cette situation, j’ai des questions, qui puis-je appeler ?

Il est très important de ne pas rester seul !! La situation est difficile : il faut pouvoir en parler  ! Les regroupements sont interdits mais il faut garder le contact, prendre des nouvelles, pas seulement sur les réseaux sociaux mais aussi en vrai, des nouvelles des parents que vous connaissez. A contacter :

-Les responsables de l’établissement ou du service de votre proche / enfant, s’il en a un.

-Vos proches; ils n’osent peut-être pas appeler, faites le premier pas, prenez des nouvelles vous aussi.

-D’autres parents de l’établissement, de l’ULIS, de l’association que vous connaissez. Ils seront très heureux que vous preniez des nouvelles. Vous pouvez les trouver via les listes de début d’année, via le responsable du CVS de l’établissement, via les professionnels de l’établissement, et via Handissimo-Familles

-Des écoutants téléphoniques qui se sont organisés pour cela par exemple Avec Nos Proches au 01 84 72 94 72 https://www.avecnosproches.com/

– Le 0 800 858 858 mis en place par la Croix Rouge Française : un service de soutien psychologique ouvert 7 jours sur 7 de 10h à 22h en semaine et de 12h à 18h le week-end. Les appels sont gratuits, totalement anonymes et confidentiels.

– La ligne d’Autisme Info Service renforcée : 0800 71 40 40. Leurs capacités ont doublé depuis le 20 mars afin de pouvoir répondre au mieux aux besoins des parents d’enfants autistes. Il est possible de les joindre aussi par mail : www.autismeinfoservice.fr/contact

-Et bientôt l’astreinte téléphonique qui va être mise en place.

 

  • J’accueille mon enfant en situation de handicap à la maison et l’un des membres du foyer est contaminé par le virus. Que faire ?

Il faut dans un premier temps, impérativement mettre en place les gestes barrières habituels pour protéger tout le foyer : se laver les mains le plus souvent possible, tousser ou éternuer dans son coude, utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter immédiatement après utilisation, éviter les contacts physiques, et faire porter un masque à la personne porteuse du virus.

Dans un second temps, il faut appeler le médecin généraliste pour un avis médical. Puis on signale la situation à son voisinage et on ose demander de l’aide à ses proches pour les courses par exemple

 

  • Les MDPH sont-elles fermées ? Que va t’il se passer avec mon dossier en cours qui va être retardé ?

Les MDPH sont fermées, sauf pour des rendez-vous pour des situations d’urgence, un accueil téléphonique est disponible et les demandes sont traitées à distance. Il a été annoncé que la continuité des droits sera garantie, ça veut dire que si votre dossier n’est pas renouvelé à temps, il n’y aura pas de problème. Des associations font des propositions pour rattraper le retard une fois la crise passée (prolonger les droits sans renouvellement des demandes par exemple). Ca pourrait même simplifier le système au final, on y croit ! De la souplesse est en train d’être mise en place partout, pour que personne ne soit en difficulté. A suivre donc.

 

  • Pourquoi les enfants en situation de handicap n’ont pas eu les mêmes dispositions que les enfants sans handicap jeudi 12 mars : attente d’information jusqu’au lundi matin…

Il a fallu un temps de réflexion plus important aux autorités pour prendre les bonnes décisions, sans mettre en difficulté certaines situations compliquées. La décision prise a été de donner 3 jours aux établissements et services pour organiser la continuité des soins et des accompagnements, pour pouvoir faire du cas par cas et tenir compte des situations particulières.

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Mar 17
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